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Un colloque pour améliorer l’action publique locale Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
13-06-2012
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Du 9 au 11 mai dernier, l’Institut Français du Cameroun en partenariat avec le Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France, l’Institut Français du Cameroun, la Fondation Paul Ango Ela, l’Institut pour la Gouvernance en Afrique Central et l’Ong ASSOAL, ont organisé un série de conférences et de tables rondes sur les questions de participation citoyenne aux politiques publiques urbaines.

« Aujourd’hui, plus de la moitié de la population mondiale vit dans les villes et en 2030, la planète comptera 5 milliards de citadins, soit 60 % de la population mondiale. Pour la période de 2000 à 2030, ce nombre passera de 300 à 740 millions dans la seule Afrique où les villes connaissent déjà la pauvreté, l’insuffisance des infrastructures, l’expansion anarchique et le sous emploi. Cela présage un avenir difficile et préoccupe d’autant plus les gouvernements que le Cameroun n’échappe pas à une tendance aussi lourde qu’irréversible ». S’exprime Jean-Claude Mbwentchou, ministre de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU), le 9 mai dernier à la salle de conférence de l’Institut Français du Cameroun lors de la cérémonie solennelle d’ouverture du colloque sur « la participation citoyenne à l’action publique locale. Politiques, institutions & stratégies d’acteurs ».

L’année dernière, par exemple, le ratio des urbains était de 52 %, soit l’un des plus élevés d’Afrique et laisse penser qu’en 2020, plus de 12 millions de Camerounais vivront dans nos villes. Or,  la croissance de ces agglomérations ne s’est pas toujours accompagnée d’une planification et d’investissements suffisants, ce qui en obère la fonction économique, culturelle et résidentielle. C’est sans doute la raison pour laquelle la « Vison du développement à l’horizon 2035 », qui ambitionne de faire du Cameroun un pays émergent, a prévu de «  maîtriser le développement urbain et d’améliorer le cadre et les conditions de vie des populations urbaines, à l’effet d’accroître la compétitivité et l’efficacité économique, sociale et environnementale des villes camerounaises ».

 

Participation citoyenne

D’où les enjeux de la participation citoyenne présentés lors du colloque par le  Professeur Jean-Jacques Gleizal, de l’université de Grenoble et expert sur les questions de décentralisation et d’action internationale des communes, qui  en introduisant l’état des lieux de la gouvernance locale et de la participation citoyenne dans le contexte de la décentralisation en Afrique, pense que la notion de la « participation citoyenne » n’est pas nouvelle. « Depuis les années 60, la réflexion et les pratiques se développent autour de cette préoccupation sociétale. Aujourd’hui il est nécessaire d’élargir le processus décisionnel à de nouveaux acteurs. La pratique d’une participation citoyenne repose sur certaines conditions, notamment l’exercice de la pensée critique. La logique de décentralisation ouvre de nombreuses perspectives sociales, une voie pour améliorer les conditions de vie de nombreuses populations ».    Donc pour Jean-Jacques Gleizal : « Les populations ne veulent plus d’un État séparé de la société civile ! »            

 

Bonnes pratiques

Selon Emile Andze Andze, le président de l’association des Communes et Villes Unies du Cameroun (CVUC), il est nécessaire que les citoyens s’impliquent davantage dans le processus de décentralisation afin d’apporter de nouvelles façons de penser. Pour cela, il y a une série de questions de fonds à résoudre : Comment faire participer les citoyens ? Comment créer une conscience citoyenne ? Comment l’État peut-il contribuer à promouvoir les dynamiques citoyennes ? Jules Doret Ndongo, le ministre délégué en charge de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, pour sa part, lors de son propos, jettera un regard sur l’impulsion donnée par les pouvoirs publics et la place des citoyens au cœur de l’action locale. Pour lui, les travaux de trois jours devront, à coup sûr, mettre en évidence de nouveaux enjeux et perspectives afin d’étouffer des bonnes pratiques en matière de gouvernance locale.

Après ces riches échanges du 1er jour du colloque, une dizaine d’experts nationaux issus de diverses administrations, des collectivités territoriales décentralisées, des universités et de la société civile ont enrichi les travaux. Organisés en partenariat entre le Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France, l’Institut Français du Cameroun, la Fondation Paul Ango Ela, l’Institut pour la Gouvernance en Afrique Centrale (IGAC) et l’Ong ASSOAL, les travaux du colloque sur la participation citoyenne à l’action publique locale se sont déroulés simultanément à l’Institut Français du Cameroun de Yaoundé et à l’IGAC. L’objectif général de ces échanges était de proposer aux acteurs de développement des pistes novatrices, théoriques et pratiques, afin de contribuer à une amélioration des dispositifs qui organisent l’action publique locale.

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