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Regards croisés sur la décentralisation au Cameroun Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
20-09-2012
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A l’occasion de la 1ère journée africaine de la décentralisation, une table ronde a été organisée, le 9 août dernier, à la salle des Actes de la Communauté Urbaine de Yaoundé par  les Communes et villes unies du Cameroun (CVUC).

D’après Emile Andze Andze, président national des Communes et villes unies du Cameroun (CVUC),  «  A l’aube du transfert effectif des compétences de 3ème génération, entériné le 10 novembre 2011, dans le cadre du Conseil National de la Décentralisation, le financement de la décentralisation est devenu un enjeu majeur, mieux un enjeu décisif. L’occasion est donc idéale pour les magistrats municipaux de mener une réflexion sur le système de financement des  Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) au Cameroun ».  L’une de ces réflexions a eu lieu, le 9 août dernier, à la salle des Actes de la Communauté Urbaine de Yaoundé et regroupait, non seulement les élus locaux de la région du Centre mais également d’autres acteurs impliqués par le processus de mise en œuvre de la décentralisation au Cameroun.

Organisée  à l’occasion de  la 1ère journée africaine de la décentralisation et de la gouvernance locale, sur le thème « Financement de la décentralisation, fourniture des services publics, et développement local »,  la table ronde de ce jour a donné droit à des exposés et échanges en rapport avec au moins l’un des 3 centres d’intérêt (financement de la décentralisation, fourniture des services publics, développement local). Pour planter le décor, le Professeur Mathias Owona Nguini de l’Université de Yaoundé II lance le débat avec une présentation sur le cadre légal et institutionnel du processus de la décentralisation.

 

Processus lent

Dans  son propos, le Professeur prendra soin de présenter le cadre juridique de la décentralisation au Cameroun, l’agenda de mise en œuvre de la décentralisation depuis 1996 (Qu’est ce qui a été fait ? Qu’est ce qui se fait ? Qu’est ce qui reste à faire ?) et quelques instruments/structures de mise en œuvre de la décentralisation. De son discours, il ressort que la décentralisation est une réalité dans notre pays car consacrée par la loi constitutionnelle de 1996, mais que « le rythme de mise en œuvre du processus est assez lent chez nous car assujetti à un certain nombre de contraintes ».  Pourtant, l’article 26 de la Constitution de 1996 précise que les CTD sont autonomes au point de vue politique, administratif, financier et peuvent donc ester en justice. Cette reconnaissance des CTD comme des personnes morales de droit public leur donne donc droit à la prise des décisions et à  la défense de leurs intérêts.

Le 2ème intervenant, Roger Tchuenté, coordonateur du Centre International de Promotion de la Récupération (CIPRE) présente sur le projet de mise en place d’un service de gestion et de valorisation des ordures ménagères porté en partenariat par la mairie de Mbalmayo, l’une des villes les plus propres de la région du Centre et le CIPRE. Il sera suivi par le maire de Ndikinimeki qui relate comment grâce à l’appui des partenaires au développement, le Syndicat des Communes du Mbam et Inoubou (SYCOMI)  a construit plusieurs forages dans différents villages dudit département. « De nos jours, on constate que les maladies hydriques ont pris un recul considérable dans le Mbam et Inoubou », commente-il.

 

Budget Participatif 

Le dernier exposé de cette journée d’évaluation de la décentralisation sera fait par Achille Noupeou de l’ong ASSOAL qui expliquera de bout en bout à l’auditoire la notion du Budget Participatif  (BP).  Après la définition du BP, il présentera la genèse ensuite les 2 cycles du BP. La rencontre se termine par un débat sur le regard critique sur le processus de la décentralisation au Cameroun. Comme le souligne Mathias Owona Nguini, la décentralisation en elle-même présente des limites. « Le transfert de compétences aux Communes n’est possible que si elles ont des moyens pour gérer leurs propres problèmes et qu’au regard de l’évolution, on peut dire que le processus est lent. On constate également que les recettes communales sont insuffisantes pour financer la décentralisation. La décentralisation telle que pratiquée au Cameroun a choisi un mode prudent, c’est en ce sens qu’on peut observer la lenteur dans le processus pour permettre aux élus locaux de s’imprégner au fur et à mesure de l’évolution de la décentralisation. C’est toujours dans ce sens que l’on a instauré la notion de tutelle des autorités administratives sur les maires », commente le Professeur.

Propos renchéris par un acteur de la société civile qui pense que : « Trois ans après le transfert de compétences,  le processus de décentralisation n’a pas beaucoup bougé, entre autres, à cause des problèmes financiers et du manque de qualification du personnel des CTD.  Car, les mairies et leur personnel ont parfois du mal à exercer leurs fonctions du fait de leur parcours scolaire, il serait donc temps d’affecter des personnes qualifiées à des postes de responsabilité aux Communes ou alors de renforcer les capacités du personnel existant ».

Dernière mise à jour : ( 20-09-2012 )
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