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« C’est un devoir du gouvernement local à s’engager dans l’implémentation du BP » Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
20-09-2012
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De passage au Cameroun du 6 au 11 aout 2012, Edward Paice, directeur de Africa Research Institute analyse les concepts de décentralisation et de Budget Participatif (BP) tels que mis en œuvre depuis quelques années  au Cameroun. Son commentaire.

« Africa Research Institute est un organisme basé à Londres en Grande Bretagne, chargé d’identifier des meilleures et innovantes pratiques dans les domaines de la politique, les élections, l’agriculture, la santé, etc. ceci en Afrique subsaharienne. Nous essayons de trouver des personnes qui ont des expériences ou des connaissances nouvelles à partager avec d’autres pays. Généralement, nous commettons des ouvrages destinés à des ministres, des gouvernements, des ambassades, des consulats, des institutions internationales, etc. en Afrique et en Europe.

Le but de ma visite au Cameroun est de collecter des informations sur les concepts de la décentralisation et du Budget Participatif (BP)  dans l’intention de produire en partenariat aves des experts comme Yves Cabannes et Jean Pierre Elong Mbassi, un livre sur le processus du BP en Afrique. Avec l’Ong ASSOAL, organisme qui travaille sur le BP depuis des années, nous voulons plus précisément produire un autre ouvrage sur les différentes expériences de BP à Yaoundé et au Cameroun. Ces publications seront présentées en décembre prochain à Dakar lors d’Africités. Yves Cabannes pense que c’est une grande opportunité pour impulser le plaidoyer pour l’institutionnalisation du BP en Afrique. Ces ouvrages serviront également, sans doute, à faciliter les échanges entre les continents africain et sud américain.

Dans un contexte noyé par le vent de la décentralisation, je pense que le BP est une  bonne approche qui va améliorer la gouvernance locale au sein des mairies et des habitants dans les quartiers et villages. Lors des mes descentes de terrain, j’ai vu des projets bien réalisés grâce à la participation citoyenne donc la collaboration des habitants du quartier. Et ceci est très bien pour relever le niveau de vie des habitants généralement très précaire. Je soutiens donc mordicus qu’il est du devoir du gouvernement local à s’engager dans l’implémentation du BP. Cela va apporter un grand boom au développement local. Pour les gouvernements central et local, ceci n’est pas optimal, c’est un devoir de réaliser des projets communautaires et de participer à l’amélioration des conditions de vie des populations. Les habitants à leur niveau doivent également s’impliquer au processus, en participant par exemple à des réunions, des échanges, etc.

Le processus de la décentralisation en lui-même au Cameroun a fait quelques  légers progrès mais c’est très lent depuis son arrivée. Lorsqu’on jette un regard sur ce phénomène en Afrique, on constate que certains Etats se sont fort engagés tandis que d’autres font semblants. Je pense donc que l’institutionnalisation du BP aidera beaucoup ces derniers. Bien que, ceci n’est pas une solution immédiate. Le BP, tout comme d’autres approches similaires ne sont pas magiques. En général, s’ils sont bien implémentés, ils seront bénéfiques à tout le monde. Ils pourront par exemple permettre à la commune d’avoir de meilleurs revenus, collecter plus de taxes et d’impôts, d’avoir plus de visibilité et de transparence, de mieux s’engager dans la dynamique sociale, etc.

Durant mon séjour ici, j’ai rencontré un maire qui visite ses habitants chaque semaine, certes ceci est un geste politique mais c’est mieux qu’un maire qui ne descend jamais auprès de ses élus. Il est clair que ce dernier n’a pas beaucoup d’estime et de respect pour sa municipalité. Et dans les quartiers, ce n’est pas un geste positif. C’est très mal perçu. Avec la crise financière globale, par exemple, on voit certains gouvernements locaux se comporter en dictateurs. Ce qui est très dangereux pour eux.  Les Etats doivent plus s’engager et aspirer à plus de stabilité sociale. Les gens doivent eux-mêmes faire beaucoup d’efforts pour leur propre développement et ne pas toujours attendre que cela vienne d’ailleurs. En Occident, par exemple, beaucoup de pays européens tombent en faillite, manque d’argent.

Sans être un expert de BP, je pense que l’un des risques de cette approche est que la commune ne continue plus dans le processus. Car, il faut bien le dire, l’implémentation du BP dépend d’abord de la volonté politique de l’exécutif communal. Non des moindres, l’autre menace est que les habitants dans certains quartiers ne participent pas au processus, en boycottant par exemple les réunions. Avec l’avènement des TIC (téléphonie portable, Internet), la mobilisation des citoyens devient de plus en plus efficace, car les TIC créent la possibilité de mieux collaborer dans le souci d’améliorer les conditions de vie des populations ».

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